Une vive polémique arbitrale a éclaté dimanche à la fin du match entre Auxerre et Le Mans (1-1), comptant pour la 8e journée du championnat de France, après que la technologie de la ligne de but a validé un but en faveur du Mans à la 48e minute, une décision que le camp d’Auxerre a totalement rejetée.
Le but est survenu à la suite d’un coup de tête de Lucas Bouadis, dont la trajectoire a été déviée par Dani Namasu. La technologie a alors signalé que le ballon avait franchi la ligne, alors que les locaux estimaient qu’il ne l’avait jamais franchie.
Le gardien d’Auxerre, Paul Nardi, a déclaré à la chaîne « Ligue 1+ » qu’il ne comprenait pas cette décision : « Je suis sûr à 300 % que le ballon n’est pas entré. Les robots sont peut-être meilleurs que les humains. »
Quant à l’entraîneur d’Auxerre, Will Steel, il n’a pas caché sa colère lors de la conférence de presse, affirmant qu’« il est tout à fait impossible que ce ballon soit entré », et pointant du doigt les montres des arbitres. Il les a cités en ces termes : « Seules deux montres sur quatre ont vibré, nous avons rencontré un problème informatique, ce qui est sans précédent. »
À l’inverse, l’entraîneur de Le Mans, Patrick Vidiera, s’est appuyé sur la simulation en 3D fournie par la technologie, affirmant qu’« il n’y avait aucun problème ».
Le communiqué cinglant d’Auxerre
Le club d’Auxerre a publié un communiqué officiel très virulent dans lequel il déclare : « La technologie de la ligne de but : un dysfonctionnement inacceptable aux conséquences sportives majeures. L’erreur survenue lors du match soulève de sérieuses questions quant à la fiabilité d’un système censé apporter une aide décisive aux arbitres. »
Le club a rappelé l’investissement colossal que la Ligue de football française consacre à ce système, estimé à environ 1,4 million d’euros par an, tout en regrettant que le club dispose parfois de meilleurs angles de prise de vue que ceux mis à disposition par l’assistance vidéo.
Les responsables d’Auxerre ont demandé que « toute l’attention soit portée sur cet incident », afin de rétablir une justice sportive bafouée.

