Infantino organise une réunion d’urgence pour évaluer son soutien avant l’élection à la présidence de la FIFA

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إنفانتينو يقيس دعمه قبل انتخابات الفيفا في الرباط
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Le président de la Fédération internationale de football (FIFA), Gianni Infantino, a convoqué les principaux responsables de son administration à une réunion d'urgence, afin d'évaluer l'ampleur du soutien dont il bénéficie encore avant les prochaines élections à la présidence de la FIFA, prévues le 18 mars 2027 à Rabat, la capitale marocaine.

Selon le journaliste Ben Jacobs, Infantino cherche à savoir s’il est en mesure de conserver au moins 106 voix, soit le nombre requis pour garantir sa réélection à la tête de la FIFA.

Les informations qui circulent indiquent que la position de l’actuel président s’est nettement affaiblie après la Coupe du monde 2026, alors qu’il bénéficiait, avant le coup d’envoi de la compétition, du soutien de plus de 200 fédérations nationales.

Cependant, plusieurs fédérations ont officiellement retiré leur soutien ces derniers temps, ouvrant ainsi la voie à une course plus complexe au sein de l’instance internationale du football.

Recul du soutien et montée de l’opposition

Cette réunion d’urgence vise à dresser la carte des allégeances au sein de la FIFA et à évaluer l’ampleur du changement de position des fédérations nationales avant le début de la phase décisive de préparation aux élections.

Ce recul du soutien pourrait pousser Infantino à intensifier ses contacts avec les fédérations continentales et nationales, afin de tenter de regagner les voix qu’il a perdues et de s’assurer une majorité confortable.

En revanche, au sein de l’organisation et parmi les responsables du football européen, les appels à une réforme du système de gouvernance se multiplient, sur fond de critiques concernant la concentration des pouvoirs entre les mains d’un seul président.

Proposition visant à supprimer le poste de président unique

Les opposants réclament la suppression du poste de président de la FIFA tel qu’il existe actuellement, pour passer à un modèle de gestion fondé sur un comité exécutif collégial chargé de prendre les grandes décisions.

Les partisans de cette proposition estiment qu’un système collégial permettrait un contrôle plus strict, renforcerait le principe de l’équilibre des pouvoirs et limiterait l’influence considérable dont jouit un président unique.

Ils estiment également que la répartition des pouvoirs entre plusieurs responsables pourrait réduire les risques liés aux décisions individuelles et garantir une plus grande transparence et une meilleure responsabilisation au sein de la fédération internationale.

Ces manœuvres révèlent une phase politique délicate au sein de la FIFA, à l’approche des élections et alors que le débat sur l’avenir de la direction et les mécanismes de gestion de l’institution s’intensifie.

Le sort d’Infantino reste lié à sa capacité à conserver le soutien des fédérations nationales, alors que se multiplient les appels en faveur d’un changement plus profond qui pourrait ne pas se limiter à la personne du président, mais s’étendre à la structure de gouvernance au sein même de la FIFA.

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