La sixième manche de la saison 2026 du championnat du monde de Formule 1 débute vendredi sur le circuit historique de Monaco, l’un des circuits les plus célèbres et les plus spéciaux du calendrier.
Bien que les courses de Monaco n’offrent pas toujours beaucoup de dépassements ou d’action sur la piste, le week-end de Monte-Carlo reste l’un des plus attendus par les fans de F1, grâce à son caractère classique et à la difficulté de conduire dans les rues étroites de la principauté.
Programme du Grand Prix de Monaco Heure de la Tunisie
| Aujourd’hui | Classe | Chronométrage |
|---|---|---|
| Vendredi 5 juin | Premiers essais libres | 12:30 – 13:30 |
| Vendredi 5 juin | Deuxième séance d’essais libres | 16:00 – 17:00 |
| Samedi 6 juin | Troisième séance d’essais libres | 11:30 – 12:30 |
| Samedi 6 juin | Qualifications | 15:00 – 16:00 |
| Dimanche 7 juin | Courses | 14:00 – 16:00 |
Une longue histoire dans les rues de Monte-Carlo
La première course automobile à Monaco a lieu en 1929, lorsque Anthony Nogues, soutenu par ses amis de l’Automobile Club de Monaco, décide d’organiser une course dans les rues de la Principauté.
Monaco est présent en Formule 1 depuis la première année du championnat en 1950, mais le circuit a été controversé dès le départ en raison de sa nature dangereuse et étroite.
En 1952, le pilote italien Luigi Fagioli est décédé dans un accident lors d’essais, ce qui a entraîné l’absence du circuit du calendrier des championnats pendant quelques années.
Mais la Formule 1 avait besoin de son propre joyau, et Monaco est revenu dans le championnat en 1955, devenant depuis l’une des courses les plus symboliques de l’histoire du sport.
Au fil des décennies, le circuit a connu de nombreux accidents, mais le nombre de décès lors des courses du championnat du monde est resté limité. L’Italien Lorenzo Bandini est le seul pilote à être décédé après un accident lors d’une course officielle à Monaco.
Une course à gagner par le pilote du samedi
Nelson Piquet a décrit la conduite à Monaco comme étant « une bicyclette dans votre salon », une description qui reflète bien la nature étroite et complexe du circuit.
Les rues de Monaco exigent une précision exceptionnelle de la part des pilotes, qui n’ont pratiquement pas le droit à l’erreur, en raison de la proximité des barrières et de la difficulté à trouver des espaces de dépassement.
C’est pourquoi les qualifications sont si importantes, car les positions de départ déterminent souvent l’issue de la course. On dit souvent que la course de Monaco se gagne le samedi et non le dimanche.
En 2003, il n’y a pas eu de dépassement dans la course, ce qui souligne la difficulté de dépasser sur ce circuit.
Caractéristiques du circuit de Monaco
Le circuit de Monaco exige des réglages très spécifiques de la part des équipes, tant en termes de suspension que d’aérodynamisme, afin de maximiser l’adhérence et l’aérodynamisme.
Les rues étroites, les virages lents, les bosses et les changements constants de rythme constituent un défi de taille pour les conducteurs et les ingénieurs.
Certains des virages les plus serrés nécessitent également un angle de braquage plus important que d’habitude, ce qui rend la configuration de Monaco différente de celle de la plupart des autres circuits.
Le circuit de Monaco est long de 3,337 kilomètres et la distance de la course est de 260,286 kilomètres, répartis sur 78 tours.
Les conditions de piste sont généralement mauvaises au début du week-end, avant de s’améliorer progressivement au fur et à mesure que les voitures passent et que la gomme s’accumule sur la surface.
Cependant, les rues restent ouvertes au public le soir et la nuit, ce qui rend l’état de la piste chaque matin loin d’être idéal en raison des activités et des fêtes qui se déroulent dans l’émirat.
Le Britannique Lewis Hamilton détient le record du tour le plus rapide sur le circuit de Monaco, avec un temps de 1:12.909 établi en 2021.
Monaco. Un test de précision et de tranquillité
Monaco n’est pas le circuit le plus rapide du championnat du monde, mais il reste l’un des plus difficiles, car il met à l’épreuve la capacité de concentration, la précision et la constance des pilotes sous pression.
Dans une course où les possibilités de dépassement sont rares, une petite erreur peut coûter cher, alors qu’un tour parfait lors des qualifications peut suffire à faire la différence.

