Al-Lamouchi raconte les coulisses de son limogeage à la tête de la sélection tunisienne

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اللموشي يكشف كواليس إقالته من منتخب تونس
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L’entraîneur franco-tunisien Sabri Lamouchi a révélé de nouveaux détails concernant son mandat à la tête de la sélection tunisienne, évoquant un climat de travail instable et des pressions au sein de la Fédération tunisienne de football, ainsi que la manière dont il a appris la décision de son limogeage.

M. Lamouchi a expliqué que l’entraînement des « Aigles de Carthage » avait été pour lui « un choix de cœur », soulignant qu’il avait accepté cette mission rapidement et sans longues négociations, mais il a estimé que le moment et les circonstances n’étaient pas propices à la réussite.

Il a ajouté avoir reçu des assurances de la part des responsables de l’université après le match contre la Suède, confirmant la poursuite du projet quel que soit le résultat, avant d’être surpris, le lendemain matin, par l’annonce de son licenciement.

Il a indiqué avoir pris connaissance de cette décision par le biais de contacts avec ses proches, puis s’être rendu comme d’habitude à la séance d’entraînement, où les joueurs l’ont informé de ce qui circulait. Il a révélé que certains d’entre eux s’étaient déclarés prêts à quitter l’équipe nationale en signe de solidarité avec lui.

Il a également évoqué les critiques et les insultes dont il a fait l’objet de la part de certaines personnes présentes dans la zone réservée aux responsables de l’université avant son premier match officiel, en raison de certains de ses choix techniques, notamment au poste de gardien de but, estimant que l’objectif était de créer un climat de tension.

M. Lamouchi a également évoqué les difficultés d’organisation rencontrées par la sélection, notamment l’annulation d’un voyage en Belgique après une longue attente à l’aéroport, ce qui a contraint la délégation à passer la nuit dans une auberge voisine afin d’éviter que les joueurs ne soient épuisés.

Quant à sa relation avec le groupe, il a affirmé avoir été agréablement surpris par la personnalité de Ferjani Sassi, précisant que les impressions qu’il avait eues de lui avant de prendre ses fonctions étaient différentes de la réalité.

L’ancien entraîneur a révélé que son contrat avec l’université n’avait été officiellement signé qu’après le stage du mois de mars, avant de souligner que la crise de l’équipe nationale ne pouvait se résumer à la seule question des entraîneurs.

Il a déclaré : « Après Roger Lomar, 21 sélectionneurs se sont succédé à la tête de l’équipe nationale, dont sept en l’espace de deux ans seulement… Le problème vient-il donc des sélectionneurs ? », ajoutant que l’équipe nationale tunisienne manque actuellement d’un véritable leader au sein du groupe.

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