Le Real Madrid est sur le point de changer radicalement de direction technique, le président Florentino Perez étant soumis à une forte pression pour faire revenir l’entraîneur portugais José Mourinho, après une deuxième saison consécutive sans remporter de trophée majeur.
Selon un rapport publié par The Athletic, Perez a donné la priorité à Mourinho pour remplacer l’entraîneur intérimaire Alvaro Arbeloa, qui est susceptible de partir à la fin de la saison en cours en raison des résultats fluctuants et de l’instabilité. Cette décision reflète également un changement dans la stratégie de prise de décision au sein des Merengues, Perez ayant pris l’initiative d’identifier lui-même le prochain entraîneur, plutôt que de déléguer cette tâche au directeur général Jose Angel Sanchez, qui avait mené le processus de recrutement l’année dernière.
Reconstruire le projet sportif
Ces mesures interviennent alors que la direction du club s’inquiète de plus en plus du fait que l’équipe a perdu sa boussole. Alors que tout porte à croire que le Real Madrid terminera la saison les mains vides (sans titre en Liga, en Ligue des champions ou en Coupe du Roi), il est urgent de regagner en prestige et en compétitivité.
La vision du club pour le retour de Mourinho s’articule autour des points suivants :
- Rigueur et discipline : Pérez estime que Mourinho a les qualités de leader pour redonner de la discipline au navire madrilène, en se basant sur sa précédente ère (2010-2013) au cours de laquelle il a remporté trois trophées, notamment un nombre record de points lors de la saison 2011-2012 de LaLiga.
- La stratégie de retour des entraîneurs : Ce mouvement potentiel s’inscrit dans la politique récente du club consistant à réembaucher d’anciens entraîneurs, comme cela a été fait avec succès avec Carlo Ancelotti et Zinedine Zidane.
- Un style conflictuel pour réveiller l’enthousiasme : La forte personnalité de Mourinho et son style conflictuel sont l’électrochoc nécessaire pour réveiller la passion d’une équipe qui a souffert d’une crise d’identité évidente tout au long de sa saison hésitante.
Divisions et risques internes
Malgré le soutien sans équivoque du président du club, le retour de l’entraîneur portugais continue de susciter des controverses et des divergences d’opinion au sein de la direction. Les défis les plus importants sont les suivants :
- L’héritage des divisions passées : Les souvenirs de son premier mandat sont encore présents, car il a laissé derrière lui un vestiaire fracturé et des affrontements notoires, notamment avec le capitaine historique Iker Casillas, des tensions qui continuent d’affecter l’évaluation de son expérience passée.
- La crise de ses récentes déclarations : Les inquiétudes se sont accrues après la controverse qui a accompagné Mourinho dans ses fonctions actuelles au Benfica. En février, lors d’un match de Ligue des champions, la star du Real Madrid Vinicius Junior a accusé Gianluca Prestiani, du Benfica, d’injures raciales. À l’époque, Mourinho avait suggéré que l’attaquant brésilien était à l’origine de la provocation, ce qui lui avait valu de vives critiques en Espagne. (L’UEFA a par la suite suspendu Prestiani pour six matches pour comportement homophobe et non pour racisme).
- Situation contractuelle avec Benfica : Mourinho, qui a pris ses fonctions au Portugal en septembre, a un contrat qui court jusqu’en juin 2027. Cependant, le contrat contient une clause pénale d’environ 3 millions d’euros, qui peut être activée par l’une ou l’autre des parties dans les 10 jours suivant le dernier match de la saison du club, ce qui laisse la porte ouverte à son départ.
- D’autres options sur la table : Au cas où, le Real Madrid a proposé d’autres noms, dont Mauricio Pochettino et Didier Deschamps, Jurgen Klopp restant le favori, malgré sa position actuelle de manager au sein de la structure footballistique du groupe Red Bull.

